Artpoétique Marieka.p

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Mon premier roman


Les cinq

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Extrait :

 

 

 

 

Ce matin- là, je ne sais pas pour quelle raison, je m’étais mis à penser aux cinq, qui m’étaient apparu, depuis l’âge de mes treize ans. J’espérais ne plus les revoir et pourtant, j’étais très intrigué, curieux, et cette curiosité m’avait conduit à la bibliothèque. J’avais feuilleté quelques bouquins, en espérant trouver une signification à ce phénomène. Mais mes recherches étaient restées sans résultat. Je me disais que c’était tout simplement une coïncidence, qu’ils se trouvent là, juste avant qu’il se passe un évènement. C’était tout de même étrange, j’avais donc décidé d’avoir à ma portée, un appareil photo. Ainsi je pourrais avoir la preuve de leur existence, et bien évidemment, je n’en parlais à personne. Même pas à Lucile, de peur qu’elle me prenne pour un fou. Je ne les avais pas revus depuis un certain temps,  et aucune ombre ne vint noircir le tableau, pendant plus trois ans.

 

Mes amis, Mathieu et Jacques, poursuivaient leur chemin. Mathieu était marié à Sara depuis un an, Jacques et son amie Elie vivaient toujours une douce romance. Auguste et Amandine menaient une vie tranquille, avec leurs deux enfants. Jean était âgé de quinze ans et Nina, leur fille, approchait ses dix-huit ans. Mes beaux-parents Hélène et Marcel avançaient vers la retraite, et Jeanne menait sa vie avec l’amour de son fils Jérôme. Quant à moi, j’étais heureux, et mon fils Paul poussait comme un champignon. Ma Lucile avait perdu son emploi, le cabinet d’assurance où elle travaillait avait mis la clef sous la porte. Elle avait été embauchée, plus tard par l’entreprise Fortin. Le patron lui avait proposé de travailler avec moi. Nous avions un appartement au-dessus de la boulangerie. Quand l’hiver faisait son apparition, nous restions à Troyes, toute la semaine.  Paul avait été inscrit à l’école St Dominique Savio, là où moi-même j’avais fait mes premiers pas. 

 

Les travaux de notre maison étaient presque terminés, mais comme elle ne possédait pas de cave, je décidais d’en creuser une au fond du garage.

 

Nous étions en juillet et le soleil était au zénith il faisait une chaleur presque insoutenable. Cette après-midi-là, j’étais allé creuser, bien au frais. Je devais être un peu près à un mètre cinquante de profondeur, quand soudain la pelle heurta quelque chose. Je dégageai l’endroit et là je me penchai pour saisir une boîte, d’environ une vingtaine de centimètres. Je soufflai dessus pour en retirer la terre, et j’observai, il n’y avait aucune ouverture. Mais j’insistai et je découvris alors, sur le côté droit une petit languette de cuir bien usagé, d’à peu près deux centimètres. J’étais allé m’installer au salon, Lucile venait de rentrer de chez Jeanne.

 

- Qu’es ce-que que c’est ? me dit-elle.

 

- Je n’en sais rien du tout. J’ai trouvé ça en bas en creusant.

 

- Ouvre-la, c’est peut- être un trésor.

 

- Un trésor !

 

- Je plaisante.

 

Je tirai donc sur la languette, et là je découvris un petit rouleau de papier usagé et un peu jauni. Je le déroulai et me trouvai devant une écriture indescriptible à mes yeux.

 

- Qu’est-ce qui est inscrit ? me dit Lucile.

 

- Je n’en sais rien.

 

Je retournai cette boîte, sur toutes ses coutures, il n’y avait aucune autre ouverture. Je décidais de ne plus y toucher. J’avais gardé le papier et j’étais allé voir le vieux curé Firmin, le lendemain. Peut-être pouvait-il me renseigner. J’étais arrivé vers neuf heures, et je lui avais montré le papier. Après avoir lu le texte, le curé surpris me dit :

 

- C’est étrange.

 

- Dites-moi.

 

 - C’est de l’hébreu, le texte dit : Qui trouvera cette boîte, ne devra l'ouvrir que dans vingt  ans, sous peine de malédiction. Mais où avez-vous trouvé ça ?

 

Je ne voulais pas révéler l’existence de cette boîte. 

 

Je repris le papier, le saluai et j’étais rentré chez moi. J’avais rangé la boîte dans un endroit sûr. Au sous-sol, ou  se trouvait un petit coffre-fort, il était déjà là quand nous avions emménagé. J’y déposai la boîte et le refermai. Quelques jours plus tard, j’avais enfin terminé de creuser la cave, il me restait à ajouter la porte.

 

Un soir en quittant mon travail, j’étais allé dans un magasin de bricolage, acheter cette porte et au beau milieu d’un rayon, j’entendis :

 

- Salut, Walis.

 

Je me retournai, et là je découvris Mathieu, seul.

 

- Comment vas-tu, ça fait un bout de temps.

 

- Je vais bien, tu sais le boulot et les déplacements, et toi ?

 

- Moi ça va.

 

Je le connaissais bien, et je sentais qu’il me cachait quelque chose.

 

- Et Sara, comment va-t-elle ?

 

- Ben, ça va, me dit- il d’un air embarrassé.

 

- Et les amours ?

 

Je sentais une hésitation.

 

-  Dis-moi ! Je suis ton ami.

 

- Je te raconterai ça plus tard, là je suis un peu pressé, bonjour à Lucile.

 

J’étais reparti avec ma porte ; il devait être à peu après vingt heures. Il faisait encore jour en cette période et la visibilité était parfaite. Pourtant, juste avant de négocier le virage, qui menait droit à mon domicile, j’aperçus devant moi une nappe de brouillard. Je freinai brusquement, quand soudain, derrière ce voile gris, j’aperçus cinq silhouettes. J’avoue que je n’étais pas fier d’être là et je descendais tout de même de mon véhicule, pour voir d’un peu plus près. Et là devant mes yeux pétrifié, je découvris les cinq alignés tels des soldats de plomb, ils me fixaient. Je n’avais pas oublié mon appareil photo. Je m’approchai encore plus près et  l’un d’entre eux fit quelques pas en avant. Je sursautai. Il me dit :

 

- Salut Walis ! Dis-moi, tu as trouvé une boîte !

 

Je me disais : Comment pouvait-il savoir ça ? Et tout en sortant mon appareil photo, je répliquai en essayant de bluffer :

 

- Une boîte ! Je n’ai pas trouvé de boîte.

 

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 N'hésitez pas à me contacter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


13/03/2018
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