Artpoétique Marieka.p

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Poèsie


Regret,

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Regret,

 

 

Dans le jour qui s’élève j’entends bailler la lune

A l'aube qui s’éveille à la corne de brume,

Le nez au vent debout à ma fenêtre ouverte

J’écoute le cor et le son des trompettes,

 

Sous l'automne qui s’étire en lambeaux de feuillage

Mon cœur un peu farouche à offrir en partage,

Par-delà le jardin j’aperçois une femme

Dans ses yeux écorchés il n'y a plus flamme,

 

Si seulement son silence n'avait pas été d'or

J’aurais pu, c'est certain lui offrir un trésor,

Déjà vieille et ridée toujours le mot éteint

Le visage recouvert d'un voile de satin,

 

J'aurais voulu l'aimer jusqu'à mon dernier souffle

Lui donner tout mon être pour ne plus qu’elle ne souffre,

Mais le temps a blanchi mes rêves et mes cheveux

Mon amour inavoué est devenu plus vieux,

 

A ma fenêtre ouverte je regarde le soir

Des regrets éternels enflamment ma mémoire

Le jardin n'est plus là, les friches l’ont envahi

Et la femme est partie rejoindre une autre vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


25/07/2018
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Si tu savais mon père,

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Si tu savais mon père,

 

 

Les années ont passé

Et moi j’ai bien grandi

Je n’ai pas oublié

Même si tu m’as trahi,

 

Voilà plus de trente ans

Que ta porte s’est fermée

Sur mon visage d’enfant

En perles de rosées,

 

Derrière mon masque blanc

Je cache ma tristesse

Au regard de Maman

Qui me croit dans la liesse,

 

Je n’oserais avouer

Ton amour sur mon cœur

Qui restera gravé

Comme une grande douleur,

 

Tu m’as abandonné

Comme une poupée d’chiffon

Pour aller retrouver

Tes potes et ton litron,

 

J’te laisse dans ton ivresse

Sur ton chemin d’épines

Avec toutes tes promesses

Qui n’étaient que vermine,

 

Je t’aime je te déteste

À cause de ta faiblesse

J’t’écrirai plus d’tristesse

J’ai perdu ton adresse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


25/07/2018
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Pantin,

 

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Pantin,

 

Assis sur le trottoir

Glacé comme l’hiver

Un pantin tout en noir

Au bord de la misère,

 

Pour seule amie de vie

Sa guitare et son chien

Qui réchauffent ses nuits

Et son triste destin,

 

Il chante sa souffrance

Espérant une pièce

Pour un morceau d’pitance

Ou un bouquet de liesse,

 

Les passants sans savoir

Le traitent de flémard

Sans voir le désespoir

Au fond de son regard,

 

Ils ignorent de son âme

Derrière ses grands yeux gris

Sans savoir quel drame

L'a conduit  jusqu'ici,

 

Si vous passez par là

Donnez-lui un sourire

Il vous donnera le la

Juste pour le plaisir

 

Et si vous le pouvez

Partagez votre pain

Sans y être obligé

Simplement par instinct.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


25/07/2018
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L’adieu,

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L’adieu,

 

J’ai déposé les mots

Sur un bout de papier

Mes larmes à fleur de peau

Au bord de l’encrier,

 

A l’encre de mes peines

J’ai écrit  mes sanglots

La douleur de mes chaînes

Sur le blanc de ma peau,

 

D’une plume cardinale

J’ai imploré l’soleil

Pour ne plus avoir mal

Au creux de mon sommeil,

 

Des bribes de ma vie

Enrobées d’émotions

S’étalent dans la nuit

Au bout de mon crayon,

 

J’ai refermé mon cœur

Et rangé mon cahier

J’ai soufflé ma douleur

Un peu ensommeillée

 

Juste avant de plonger

Dans les bras du silence

J’ai refusé d’pleurer

En fermant ma conscience,

 

J’ai éteint l’sentiment

Pour oublier l’adieu

Je m’endors lentement

J’y crois encore un peu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


25/07/2018
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Elise,

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Elise,

 

Il se promène avec son chien, un vieux bâtard

En longeant les trottoirs des réverbères blafards

Puis il rallume sa mémoire avec la lueur du grand phare

Des souvenirs très intimes, des regrets des cafards,

 

Pour une dame d’autrefois admirée en secret

Caché tel un voleur derrière l’ombre d’un cyprès

Il aurait tant voulu l’approcher de plus près

Quand elle se déhanchait en vantant ses attraits,

 

Mais son âme si craintive avait peur de déplaire

Alors il est resté dans ses murs, solitaire,

A compter les minutes et les heures solaires

Qui ont blanchi sa barbe et son regard si clair,

 

Un jour elle est partie cette belle marquise

Dans un cabriolet en portant ses valises,

Avec tous ses sanglots il alla à l’église

Alluma un grand cierge pour le cœur Elise,

 

Les années défilantes sa douleur affaiblie

Sa raison s’était faite à vivre dans l’ennui,

Quand un jour à l’aurore on vient frapper chez lui

Devant lui se tenait une femme aux cheveux gris

 

Il reconnut Elise et ses grands yeux bleutés,

Elle lui dit s’il vous plaît, avec votre bonté,

Sans vouloir abuser pourriez-vous m’héberger

Car j’ai perdu mes clefs, personne pour me loger,

 

L’homme un peu étourdi lui offrit une fleur

Et avoua son secret dans la douce senteur,

Très émue par ce geste elle dévoila son cœur

Lui avoua un baiser parfumé de bonheur.

 

 

 

 

 

 

 


25/07/2018
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