Artpoétique Marieka.p

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Poésie


Naufrage,

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Naufrage,

 

Le soleil s'est éteint,

Sous la lueur de la nuit

Devant mon regard dépeint

Et mon cœur meurtri.

 

Des blessures violentes

Parcourent mon sang

Mon âme brûlante

Court vers le néant

 

Depuis ton départ

Ma vie s’habille de noir

Sur un lit de cauchemar

Des lames de rasoir,

 

Mon corps se glace

Loin de tes gestes

Mes yeux s’enlacent

Dans la tristesse,

 

L’océan des tourments

M’entraîne loin de la rive

Porté par les courants

Je vais à la dérive,

 

Je crie ma souffrance

Aux goélands rieurs

Sous le poids de l’errance

Je sombre dans la douleur

 

En oubliant mes peurs

Irrationnelles et si mortelles

Je m’exile vers un ailleurs

Retrouver l'éternel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


11/04/2018
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Soldat,

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Soldat, (guerre)

 

J’avais le nez au vent debout

Des explosions autour du cœur,

Enfant soldat au garde-à-vous

Un sentiment d’intense douleur,

 

Sur cette scène nauséabonde

J’entendais soupirer la mort,

J'ai vu des yeux à tête blonde

Emmaillotés d'un triste sort.

 

Sur le tapis blanc de l’hiver

Dans les tranchées où l'on se couche,

En proie à l’angoisse dernière

Le souffle rouge des cartouches,

 

Devant le feu de ces mitrailles

Je voyais dans le même instant

Des retours du champ de bataille

Les yeux hagards des survivants,

 

Deux pauvres âmes bleuies de givre

Ces deux soldats se ressemblaient,

Comme deux frères pour survivre

Ils avaient combattu l’abstrait,

 

Sous l'arc-en-ciel de gloire

Tachés du rouge des inconnus

Sur l'aube triste de la victoire

La plupart  n’ont pas survécu.

 

Moi, Survivant de vos mémoires

Mes hommages éternels

A vos heures de gloires

J’allume une chandelle.

 

 

 

 

 

 

 


11/04/2018
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Folie,

 

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 Folie,

 

La folie m’entraîne

Dans les jardins d'hiver

Où je cache ma peine

Sous le noir de l'enfer

 

Je continue ma route

Sous l’œil du berger

Car je pense sans doute

Que je suis protégée,

 

Je ne suis pas seule

Dans ce monde d’aliénés

Qui hurlent et qui s'engueulent

Pour une tasse de tilleul,

 

Que seul le prince noir

Portera à sa bouche

Ce voleur de mémoire

Que les âmes redoutent,

 

Tiens, voilà l’artiste

Le plus vieux d'entre eux

Qui peint les gueules tristes

De tous ces malheureux

 

A côté, le mendiant

Qui vous vole le pain

Et vous crache en passant

Un venin assassin,

 

Sur la scène des bouffons

Je finirai ma vie

En poupée de chiffon

Dans ce monde de folie

 

Prenez bien garde à vous

Car ces jardins d'hiver

Vous rendront bien plus fou

Que vous l’étiez hier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


30/03/2018
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Toi ma vie,

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Toi ma vie,

 

Tu m’as donné un peu d'amour

Un peu de tendresse un peu d’humour
Tu m’as fait passer des nuits blanches

A danser sur les planches,

 

Tu m’as fait partir en voyage

Vers de très lointains paysages
Où j'ai connu des vagabonds

Des filles de joie et des bouffons

Dans des bars au goût de vin gris

Où je passais toutes mes nuits
M'enivrant de verres de plaisirs

De filles faciles sans avenir,

 

Tu m'as donné un peu de chaleur

En échange de papier couleur
Dans les draps blancs où le plaisir

Faisait grandir tous mes désirs,

Je m'enivrais de mes vingt ans

Avec la rage d'un ouragan
Tu m’éveillais au p’tit matin

Sur les trottoirs de mon destin

 

Qui me semblait être éternel

Jusqu’aux frontières de l'irréel
Mais quand un jour, un jour de pluie

Tu m'as dit, tout n'est pas permis

Dans le ciel bleu d'une vitrine 

Tu m’as fait voir ma triste mine
Qui avait brûlé ces années

A voyager à bourlinguer

 

Sans se soucier des lendemains

Qui finiraient en peau de chagrin
Sous la lueur des réverbères 

J’étais devenu un grand-père

Sans vraiment m'en apercevoir

J'avais juste changé de trottoir
Avec mon sac de souvenirs 

Tu m’as guidé vers les sourires

 

De l’innocence de l’insouciance

Près de ces âmes de l’enfance
Qui écoutaient en souriant 

Les rêves bleus et puis les chants

 Des histoires au goût de bonbon
Quelques larmes sur un bout de chiffon.

Et puis, et puis voilà ma vie
Je te salue, je te salue à l'infini

 

De m'avoir donné ces voyages
Mais le plus beau des paysages 

C'est le sourire de ces enfants

Et l’innocence de leurs printemps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


30/03/2018
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Porte de l'oubli,

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Porte de l'oubli, 

 

Plus rien ne fleurit sur la rive de l'oubli

Même le roseau se plie sous la lune meurtrie

Ma mémoire sanglote en goutte de soupir

Sur le visage blanc de mon masque de cire,

 

Mes songes s’éveillent à l'ombre de ma torpeur

Comme l'horizon se dévoile à ma douce pudeur

Chacun de mes jours s'ouvre sur mon désespoir

Dans la senteur douce-amère d’un encensoir.

 

Au soubresaut de la vie qui s’étire en silence

                                  Mon regard perle sur cette évidence              

Comme un chapelet d’argent mélancolique

Qui s'égrène en secondes en oraison biblique

 

Troublante et sombre comme l'obscur

Sous les heures qui s'éclipsent sans murmure

Dans les ténèbres inconnues de la vie

Où jamais, jamais rien ne pousse ni ne fleurit.

 

 

 

 

 

 


08/02/2018
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